Sony se console

Publié le par Laurent Checola

Compte rendu

Les médias peignent un tableau de Microsoft en gloire, avant même que la première balle soit tirée. Le navire de guerre Sony, trop chargé, serait entrain de sombrer avant même d'avoir quitté le port.


Rob Fahey, du site Gamesindustry, rejette avec ironie et véhémence l'idée d'une erreur stratégique de Sony, avec sa playstation 3.


La PS3 pourrait-elle déjà hors jeu, avant même sa sortie ? « Des arguments nourris par l'ignorance et l'exageration », tempête aussitôt notre analyste. Contrairement à nombre de ses confrères, le coût exorbitant de la machine, ou l'implantation de la X-Box 360 de Microsoft ne l'ont guère convaincu. L'adage selon lequel les premiers seront les derniers – et réciproquement – ne se vérifierait pas dans l'univers vidéoludique.


Et M. Fahrey de rappeler que l'objectif de 10 millions X-Box 360, pour la fin de l'année n'a que peu de pertinence en valeur absolue. La Playstation 2 s'est vendue à plus de 100 millions d'unités, rappelle-t-il. M. Fahrey a par ailleurs ajouté que l'avance initiale de Microsoft pouvait être comblée durant l'année 2007.


La seule concession du chroniqueur concerne l'attitude - qualifiée d'« arrogante » - du Président de Sony, Ken Kunaragi. C'est un moindre mal...Mais M. Fahrey se confond aussitôt en explications psychologiseantes à peine crédibles.


The arrogance displayed by SCE boss Ken Kutaragi and his US right hand man Kaz Hirai every time they open their mouths on the topic of the PS3 can be explained by their success in dominating the last generation with PS2, but that certainly doesn't justify it - and the genial manner of the firm's studio boss Phil Harrison can only go so far in terms of repairing the damage done to the firm's image by his overbearing bosses.


Mais pour Rob Fahrey, le coeur du problème demeure avant tout d'ordre médiatique.


Much of this, it's clear, is influenced heavily by the American dominance of English-language media.



Au nom d'un pseudo patriotisme économique dont on saisit mal les tenants et les aboutissants, les médias américains soutiendraient la firme créée par Bill Gates. Comme si la petite entreprise Sony avait besoin d'un responsable marketing anglo-saxon dans les colonnes de Gamesindustry. Comme si le service R et D de Sony n'avait pas récupéré sans vergogne les dernières innovations de ses concurrents. Comme l'intérêt des jeux présentés sur la plateforme de Sony n'était que secondaire.

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