Max "Sims"
Compte-rendu
A Edimbourg en Ecosse se tient actuellement le Festival des loisirs interactifs (en anglais EIEF). Des forums et des conférences sont organisées, loin des vacuités existentielles des simulacres de l'E3. Lors d'une conférence, Edward Williams, consultant d'un cabinet de Wall Street, s'est lancé dans une prospective de l'industrie vidéoludique mondiale.
Quel est l'état actuel de l'industrie du jeu ? Un règne sans partage d'Electronic Arts. L'editeur parvient à drainer tous les capitaux, avec des titres phare, comme les Sims et avec ses licences sportives, qui engendrent des millions, ne serait-ce qu'aux Etats-Unis.
Quel sera, à brève échéance, l'évolution de la situation ? Pour Edward Williams, il n'y en aura pas...
Pour l'analyste, une coopération de grands éditeurs concurrents est peu probable. Il faudra donc subir l'hégémonie des Sims, pendant encore longtemps. Doit-on s'emporter expréssement, se complaindre profondément, et appeler de voeux la chimère d'une industrie du jeu indépendant ? Ce serait une erreur, met en garde M. Williams. La situation aurait pu être pire : qu'adviendrait-il si l'immense groupe Electronic Arts était absorbé par le méta-groupe de presse de Rupert Murdoch ? La catastrophe eût sans doute été bien pire. Mais l'expert de nous rassurer, en évoquant les délais de réaction. Si les grands groupes avaient voulu s'arroger les éditeurs de jeu, ils auraient déjà massivement investi.
M.Williams n'est pas exhaustif sur les causes de cette prudence. Mais il explique que les groupes de médias préferent investir indirectement dans le jeu, comme les sites d'information, plutôt que dans le jeu : IGN par News Corporation, Gamedaily par AOL.
Pris par l'hégémonie d'un éditeur tout puissant, les éditeurs plus audacieux ne peuvent-ils pas espérer dans les circuits de distribution non traditionnels ?